06 - Le mémorial de la noyade
Après plusieurs mois de pluies abondantes dans la région, l’Estrigon menaçait d’inonder la fonderie de Brocas. Le 15 janvier 1843, Adolphe Larreillet, maître de forges, rassemble quelques ouvriers pour soulever les vannes en fonte du pont et libérer la retenue d’eau. Au cours de la manœuvre, l’une de ces lourdes vannes, pesant 1500 kg, heurte le pont en bois qui s’écroule, entraînant avec lui plusieurs hommes, dont Adolphe Larreillet. Ce dernier ainsi que quinze autres personnes meurent noyés.
Camille Larreillet, le frère d’Adolphe, fait ériger ce mémorial en hommage à son frère disparu. Le monument, en fonte, matériau lié à l’activité des forges, porte une épitaphe qui raconte l’histoire de ce terrible accident. Parmi les victimes, on compte des travailleurs de la fonderie, mais aussi des charpentiers, des menuisiers et des charbonniers.
Le saviez-vous ?
Le corps d’Adolphe Larreillet n’a jamais été retrouvé. La légende raconte que, ce jour-là, il portait sur lui la paye des ouvriers… De quoi nourrir les rumeurs locales !


