10 - Le pré de la mosaïque
Cette mosaïque mesurait 3,10 x 3,50 mètres et était composée de marbre blanc, bleu, jaune et de briques rouges. Elle était ornée de dessins symétriques de vases fleuris dans les coins et de tiges en forme de rosaces, évoquant des ceps de vigne.
Elle a aujourd’hui disparu. Selon certaines rumeurs, elle aurait été enlevée pendant l'Occupation, puis envoyée à Berlin, où elle pourrait encore se trouver aujourd’hui. En 1975, d’autres bâtiments gallo-romains ont été découverts sur le site mais sont désormais recouverts par l’étang des forges.
Le saviez-vous ?
Au IVe siècle, alors que les villes sont de plus en plus fortifiées, les notables romains décident de quitter la vie urbaine pour s’installer à la campagne. Ils y construisent des villas luxueuses avec des salles chauffées, des bains privés et des mosaïques décoratives. Peut-être était-ce le cas à Brocas ? Le doute est permis.
Une lettre du capitaine Brogniard, du 12 novembre 1841, fait état de la découverte de vestiges d’une villa gallo-romaine à l’est de l’Estrigon. En effet, en 1840, le maitre de forges Adolphe Larreillet, fait agrandir l’étang. Lors du creusement, les vestiges d’une villa gallo-romaine ont été découverts dont une mosaïque mesurant 3.10m sur 3.50m et constituée d’éléments de marbres bleus et jaunes et de briques rouges pâles et bruns. Le dessin forme un grand nombre de rosasses et de ceps de vigne avec de grands vases aux angles :
Si ces vestiges sont toujours enfouis sous l’anse sud-est de l’étang, la mosaïque a elle disparue. Elle aurait été enlevée et transportée en Allemagne au musée d’Etat de Berlin. En souvenir, le pré à l’est de l’étang est nommé « Pré de la mosaïque ».


